Piscine et mauvaise chimie : quels sont les risques pour la santé ?

Nicolas

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Pour se baigner sereinement dans une piscine, et sans risque pour la santé, tout est une question de chimie. Il est important de contrôler régulièrement le pH, le TH et le TAC, 3 paramètres interdépendants, afin d’assurer un bon équilibre de l’eau ainsi que le bon taux de désinfection. Les variations du pH, trop haut ou trop bas, peuvent avoir un impact sur le corps humain et sur l'efficacité des produits d’entretien de l’eau. En été, la chaleur et l’humidité sont d’ailleurs des conditions favorables au développement de bactéries dans l’eau de la piscine et autres micro-organismes nocifs pour la santé. Malgré les bonnes pratiques, la prolifération des bactéries dans une piscine peut être difficile à éradiquer. Problèmes de peau, mycoses, maladies… dans la piscine, restez prudent !

Traitement de piscine et mauvaise chimie : les risques pour la peau et les yeux

Une mauvaise chimie peut être dangereuse pour la peau. Le pH, potentiel hydrogène, idéal préconisé pour l’eau d’une piscine varie entre 7,1 et 7,4. On considère que l’eau n’est ni trop acide, ni trop alcaline et sans danger pour les baigneurs. L’acidité de l’eau de la piscine peut procurer des sensations de brûlure, des démangeaisons et des picotements au niveau de la peau et des muqueuses. Elle peut causer également des rougeurs aux yeux. La baignade est donc proscrite si les résultats d’analyse de l’eau ne sont pas corrects. Une eau trop calcaire (et alcaline) assèche également les peaux sensibles et de légères rougeurs et démangeaisons peuvent apparaître.

Important

Un pH trop haut, et notamment supérieur à 8, annule les effets de certains produits d’entretien comme le chlore. Ainsi, même si l’eau de la piscine est fortement chargée en chlore, elle n’est pas désinfectée et des organismes pathogènes peuvent s’y développer : bactéries, virus, algues…

Le staphylocoque doré est particulièrement résistant au chlore et engendre des éruptions cutanées, ciblées sur le visage (mais peut survenir sur d’autres parties du corps) sous forme de boutons blancs. L’infection peut avoir des conséquences plus graves, en se transformant en nécrose, et ce même au niveau pulmonaire. Le staphylocoque doré est cependant très surveillé et se trouve rarement dans les piscines privées.

Par ailleurs, le chlore est un produit chimique irritant pour la peau. Il attaque et assèche l’épiderme. Il peut être à l’origine d'infections oculaires, comme une conjonctivite, chez les personnes aux yeux sensibles. Notez également que les vapeurs de chlore sont nocives pour les muqueuses et voies respiratoires.

Un déséquilibre de l’eau de la piscine et un mauvais dosage des produits d’entretien n’est pas sans incidence sur le corps. Un contrôle régulier de l’eau permet d’éviter les problèmes. Il est conseillé d'appeler un professionnel une fois par an pour faire analyser l’eau de sa piscine.

Tout savoir sur l'équilibre de l'eau d'une piscine

La qualité de l'eau d'une piscine est un critère primordial pour assurer des moments de détente et de plaisir lors des baignades.

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Bactéries dans l'eau de la piscine : attention aux maladies et infections !

De nombreux agents pathogènes peuvent contaminer l’eau d’une piscine. Les baigneurs entrent et sortent du bassin et déposent dans l’eau des substances ou polluants divers : végétaux, crème solaire, transpiration, salive, urine et autres fluides corporels. Un cocktail de micro-organismes propice à la prolifération des bactéries, virus, champignons et parasites. Les canalisations ou les animaux en sont aussi des vecteurs. Malgré le traitement au chlore, certains résistent plusieurs jours dans le bassin et infectent les nageurs, dont le corps est davantage sensibilisé dans l’eau. Plus il y a de baigneurs, plus le pH augmente et moins le chlore est efficace.

Les mycoses

Les mycoses sont de minuscules champignons qui nous contaminent et se développent sur notre peau et nos muqueuses. Elles se soignent avec un traitement anti-fongique qui peut durer 6 mois à un an ! Il est toujours recommandé de consulter les conseils d’un dermatologue au préalable.

La mycose que l’on attrape le plus souvent lors des baignades dans une piscine est la mycose des ongles ou “onychomycose”. Le champignon (Trichophyton rubrum) ronge la kératine et jaunit l’ongle du pied. Si la mycose n’est pas soignée, elle peut brunir jusqu’à détruire l’intégralité de l’ongle et attaquer les orteils.

Autre mycose du pied, le “pied d'athlète”, aussi causée par un champignon dermatophyte. Elle provoque des démangeaisons entre les orteils, la peau blanchit ou rougit et des lésions cutanées se forment.

Les verrues plantaires

Le virus HPV, ou papillome plantaire, féru de chaleur et d'humidité, se répand très facilement au bord des piscines en été. Il entre dans la peau par des micro-lésions et forme des boules de peau que l’on appelle “verrues”. Il n’existe pas de remède à proprement parler contre ce virus, mais des traitements peuvent atténuer les éventuelles douleurs. Les verrues disparaissent seules avec le temps, entre 3 mois à 2 ans.

Les gastro-entérites

La gastro-entérite apparaît suite à l’infection d’un virus ou d’une bactérie tel que le Novovirus, la Shigella, la Salmonella ou le Cryptosporidium. L’ingestion de l’eau de la piscine peut être à l’origine de la contamination. Ces agents pathogènes sont généralement véhiculés dans l’eau par l’Homme, et ils sont très résistants au chlore. Ils peuvent y rester pendant 7 jours !

Les inflammations : otites, conjonctivites

L’eau retient des millions de micro-organismes susceptibles de contaminer les yeux et les oreilles, notamment à cause des effets irritants du chlore qui les fragilisent. Évitez donc de plonger trop souvent votre tête sous l’eau si vous êtes sujet aux inflammations et infections telles que les otites et conjonctivites.

Est-il dangereux de boire la tasse dans une piscine ?

piscine boire la tasse

Quand on parle de “boire la tasse”, on évoque le fait d’avaler l’eau de la piscine sans faire exprès. On tousse, on crache, les yeux pleurent, mais de prime abord, il n’y a rien de grave. Or boire la tasse n’est parfois pas un incident sans conséquence.

Même si l’eau est traitée avec un désinfectant, le risque de contamination par des germes résistants reste présent. Elles peuvent infecter le corps et causer certaines maladies telles que les gastro-entérites si elle est ingérée par accident. Boire la tasse peut aussi être à l’origine d’infections ORL comme la sinusite ou la bronchite.

Des répercussions plus graves existent lorsque l’on boit la tasse : la noyade sèche appelée aussi noyade à retardement. Si une petite quantité d’eau s’infiltre dans les poumons lorsque l’on avale l’eau par accident, cela peut provoquer une insuffisance respiratoire ou un œdème pulmonaire. La noyade à sec peut survenir jusqu’à 3 jours après la baignade et touche principalement les enfants.

Bien sûr, ces cas sont exceptionnels, boire la tasse est dans la plupart des cas sans impact sur la santé. Ne vous affolez pas, mais restez vigilant !

En résumé :

  • Un déséquilibre des paramètres de l’eau (pH, TH, TAC) peut irriter la peau, les yeux ou les muqueuses.
  • Si l’eau est trop alcaline, le chlore devient inefficace, permettant la prolifération de bactéries comme le staphylocoque doré.
  • Des infections sont possibles : mycoses, verrues, gastro-entérites ou otites peuvent survenir à cause d’eau contaminée.
  • Avaler accidentellement l’eau (“boire la tasse”) n'est pas dangereux en soi, mais peut parfois exposer à des germes ou, dans de rares cas extrêmes, provoquer une noyade sèche.
  • Une surveillance régulière et un entretien rigoureux de l’eau (et un contrôle professionnel annuel) sont essentiels pour limiter ces risques.

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